Pauline Ngo Mbenoun, Bsc

- Conseillère chez Desjardins,
- Entrepreneure, Présidente chez Leenguistics
- Entrepreneure, Présidente chez Les Delices de Leen

Parlez-nous de vous :

Je suis une jeune femme âgée de 32 ans débordant d’idées qui a décidé de se lancer en entrepreneuriat en 2013. J’ai travaillé plusieurs années comme employée dans le domaine des langues et les rétroactions étaient toujours très positives d’où l’idée d’ouvrir ma propre entreprise.

Parlez-nous de votre profession actuelle:

Je suis traductrice et enseignante de français. Je traduis des documents de différentes natures pour des entreprises situées à travers le Canada. J’enseigne aussi le français langue seconde à toute personne soucieuse d’apprendre la langue et surtout à des fonctionnaires pour qui le français est une exigence du poste occupé ou convoité.

Qu’aimez-vous le plus de votre métier?

Ce que j’aime de la traduction est le développement de connaissances. En effet, grâce à mon métier, j’ai pu me familiariser à divers domaines tels la médecine, l’environnement, le sport, pour ne citer que ces exemples. Il s’agit d’un «  plus » pour ma culture générale.

Hormis ma passion pour les langues, mon métier  me permet d’élargir mon réseau de contacts. J’ai, à ce jour, enseigné une cinquantaine d’employés provenant de différents ministères, et c’est d’ailleurs par ces mêmes contacts que j’obtiens la plupart de mes contrats.

Quelle est, selon vous, votre plus grande réussite jusqu’à présent?

Ma plus grande réussite est la confiance que me témoignent mes clients. Je n’en ai pas des milliers, du moins pas encore, mais le peu que j’ai ont en moi une confiance entière et n’hésitent pas à me citer comme référence pour d’éventuels contrats.

Quel est le plus grand défi auquel vous avez eu à faire face et comment l’avez- vous surmonté?

Le défi le plus grand était de vaincre ma peur et ne pas me laisser emprisonner dans mes préjugés. Avant de prendre la décision de m’enregistrer en tant qu’entreprise, j’étais hantée par la peur. Je me demandais pourquoi des personnes me feraient confiance, moi, l’Africaine, bien que me sachant performante. Mais j’ai décidé de prendre le risque et ce sans regret.

Auriez-vous des conseils à donner à des jeunes entrepreneurs/professionnels qui voudraient se lancer dans votre domaine?

Pour être traducteur autonome, les jeunes entrepreneurs devraient, selon moi, se créer un réseau de contacts, car il existe de milliers cabinets de traductions/traducteurs pigistes bien établis, ce qui rend le marché assez difficile. Un petit carnet d’adresse peut faire toute la différence.

Pourriez-vous nous dire si et comment votre parcours/background a été un atout dans votre carrière?

J’ai obtenu deux baccalauréats, un en langue française et l’autre en traduction. Donc oui, je dirais que mes études me sont bénéfiques actuellement.  Beaucoup de traducteurs exercent le métier sans avoir préalablement obtenu de diplôme dans le domaine. La traduction est un art qui demande une maitrise des langues cibles et de départ. Être bilingue ne signifie pas détenir des aptitudes en traduction. Mon diplôme est un gros atout, car il existe encore des entreprises pour qui il s’agit d’une exigence.

Quelle est votre vision du futur?

Je pense qu’étant données les difficultés reliées au marché de l’emploi et à la satisfaction au travail, de plus en plus de personnes vont se tourner vers l’entrepreneuriat, pour la flexibilité et l’autonomie qu’il offre.

Que pensez-vous de l’approche Manyatta?

J’adhère à la vision de Manyatta, qui prône un rassemblement «  positif » des professionnels africains.  Nous, Africains, possédons un énorme potentiel, lequel exploité de façon judicieuse produira assurément un résultat spectaculaire.

Quelle est la citation la plus inspirante que vous ayez entendu/lu?

«  Sky is the limit » exprime qui je suis dans la vie. Je rêve en grand. Je me souhaite le meilleur succès qui soit, je me fixe des objectifs que certains trouvent trop ambitieux. Je vise la lune mais je ne me plaindrais pas d’atterrir dans les étoiles, comme le dit un adage célèbre.

Pourquoi le réseautage est-il important pour vous?

Le réseautage permet de rencontrer des professionnels inspirants.  Personnellement, lorsque je participe à un évènement de réseautage, je sais que je vais y rencontrer des personnes talentueuses, ambitieuses, assoiffées de réussite.   Le proverbe «  Surround yourself with the dreamers and doers » exprime clairement ma pensée. Il faut s’entourer de personnes ayant cette vision commune de la réussite et prêtes à poser les actions qui aboutiront à des résultats concrets.

Pour contacter Mme Mbenoun : Linkedin